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La confiance en soi ou comment apprivoiser ses doutes


Lucas avait toujours été ce qu'on appelle un "gars discret". Vous savez, celui qui s’assoit au fond de la salle lors des réunions, qui regarde ses chaussures quand il parle et qui commence ses phrases par « Je ne suis pas sûr, mais...». Ce n’était pas un mauvais gars, loin de là. Mais Lucas était paralysé par un manque de confiance en lui. 

Un jour, lors d’une présentation au travail, son manager lui avait demandé de présenter ses idées pour un nouveau projet. Tout le monde était réuni. Ses mains tremblaient, sa voix s’était brisée à plusieurs reprises, et il avait terminé en s’excusant pour la "simplicité" de ses propositions. Son idée, pourtant brillante, avait été ignorée. 


En rentrant chez lui ce soir-là, Lucas s’est retrouvé à contempler son reflet dans la vitre du bus, se demandant pourquoi il n’arrivait jamais à se sentir à la hauteur. Était-ce de la peur ? Le syndrome de l’imposteur ? Une étude de l’université de Harvard révèle que 70 % des individus, à un moment ou un autre, ressentent ce fameux syndrome de l’imposteur. Lucas se disait qu’il n’était donc pas seul. Mais comment en sortir ? 


Ce que le manque de confiance coûte 

Le manque de confiance en soi peut être insidieux. Dans le cas de Lucas, cela affectait sa vie professionnelle, mais aussi sa vie personnelle. Il disait rarement "non" aux demandes, acceptait des responsabilités qui le submergeaient, et évitait les confrontations à tout prix. Avec le temps, il s’était mis à ressentir un stress chronique. Selon une étude de l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité), 44 % des salariés en France estiment que le stress lié au travail a un impact direct sur leur santé mentale. Mais Lucas n’est pas seul. Combien de fois avons-nous vu quelqu’un renoncer à une opportunité par peur de ne pas être à la hauteur ? Combien de talents sont restés inexploités simplement parce qu’on n’osait pas y croire ? Le manque de confiance agit comme une barrière invisible, nous empêchant de montrer ce que nous valons vraiment. 


Le déclic : un choix, pas une magie 

Un soir, après une journée particulièrement décevante, Lucas est tombé sur une vidéo TEDx. La conférencière, une entrepreneure réputée, racontait comment elle avait été paralysée par la peur de l’échec jusqu’à ce qu’elle se décide à sortir de sa zone de confort. Sa phrase avait résonné chez Lucas : « La confiance n’est pas innée. Elle se construit, un pas à la fois. » 

Il décida alors de s’attaquer à son propre Everest. Mais pas en courant. Lucas avait compris que tout changement commence par de petits pas. 


Comment Lucas a commencé à reconstruire sa confiance 

  1. Faire une liste de ses réussites : Il a commencé par écrire toutes les petites victoires de sa vie, même celles qui lui semblaient insignifiantes. Avoir résolu un problème informatique pour un collègue, avoir tenu une conversation compliquée avec un ami, ou même avoir réussi à assembler un meuble Ikea sans pleurer. Chaque ligne était une pièce de son puzzle de confiance. 

  2. S’exposer graduellement : Plutôt que de tenter une présentation d’une heure devant toute son équipe, il s’est donné des défis modestes. Par exemple, poser une question en réunion ou partager une idée sur Slack. Petit à petit, ces actions ont démystifié ses peurs. 

  3. Changer son discours intérieur : Lucas s’est rendu compte que son pire ennemi était dans sa tête. Il a commencé à remplacer des phrases comme « Je vais échouer » par « Je vais essayer et voir ce qui se passe ». Ce changement, bien que subtil, a été un tournant. 

  4. Chercher du feedback positif : Il a demandé à ses collègues de lui dire ce qu’ils appréciaient chez lui. Cela lui a permis de voir des qualités qu’il ignorait avoir. 

  5. Lire et s’inspirer : Lucas a dévoré des livres comme Les Quatre Accords Toltèques et La Magie du rangement (oui, même ranger ses placards peut booster la confiance, à sa grande surprise). 


Pourquoi la confiance en soi est essentielle 

Au fil du temps, Lucas a vu des changements dans tous les domaines de sa vie. Au travail, il osait davantage prendre la parole et proposait des idées qui étaient enfin reconnues. Dans sa vie personnelle, il disait non sans culpabilité et prenait des décisions qui lui ressemblaient. Une étude de l’université de Melbourne a montré que les individus confiants ont non seulement plus de chances de réussir professionnellement, mais qu’ils sont aussi plus heureux dans leur vie personnelle. 


Des conseils pour vous 

  1. Acceptez que la perfection n’existe pas : Même les personnes les plus confiantes doutent parfois. Ce qui compte, c’est de continuer malgré le doute. 

  2. Célébrez vos victoires : Pas besoin d’attendre une grande réussite. Chaque petit succès mérite d’être reconnu. 

  3. Entourez-vous de personnes bienveillantes : Les relations toxiques érodent la confiance. Entourez-vous de ceux qui vous élèvent. 

  4. Prenez soin de votre corps : L’exercice, le sommeil et une alimentation équilibrée ont un impact direct sur votre état d’esprit. 

  5. Visualisez vos réussites : Fermez les yeux et imaginez-vous en train de réussir une tâche. Cela peut paraître anodin, mais le cerveau ne fait pas toujours la différence entre une répétition mentale et la réalité. 


Conclusion 

La confiance en soi n’est pas un don réservé à une élite. Comme Lucas, chacun peut apprendre à transformer ses doutes en force. C’est un chemin parfois difficile, mais c’est un chemin qui vaut la peine d’être emprunté. Après tout, évoluer est dans notre nature, et chaque pas, même petit, nous rapproche de la meilleure version de nous-mêmes. 

 

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